mardi 27 décembre 2011

Street souvenirs !


La plupart des rues de mon quartier ne m'évoquent pas grand chose. Elles n'ont jamais eu d'autre fonction que d'être de simples lieux de passages. Et comme je suis pas le genre de mec qui fait les boutiques, les devantures de magasins restent ce qu'elles sont, des devantures quoi. Du coup, les rues restent sans intérêt. Ou presque. Parce que comme je ne suis pas tout à fait un "no life", évidemment il y a une exception, une rue qui ne paye pas de mine, mais qui pour moi n'a rien d'une rue classique ! Une rue lourde en souvenirs !
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Juste en face de ce petit perso, de l'autre côté de la rue, un bar basque dans lequel j'ai travaillé pendant presque deux ans. Le patron, un bon vivant, m'avait refilé le surnom de "cul-de-rouille", rapport au fait que je sois roux. Cimer ! Honnêtement, je crois que c'est le pire dont je n'ai jamais hérité ! Mais c'était pas un problème, l'ambiance y était, la bonne humeur aussi, et c'était bien l'essentiel ! Une cantine de rêve où tu dois choisir entre magrets, confits, chipirons ou autres plats du sud-ouest qui régalent comme il faut ! Et puis forcément, il y a aussi les souvenirs des clients, les pochards, le cracké du quartier qui cherche une boulette de crack au bar et que t'es obligé de foutre dehors (celle-là, je m'en serai bien passé !), et puis les habitués. Les seuls avec lesquels tu crées un bout de lien. Il y avait un papy que j'aimais bien, qui promenait son clebs et qui passait systématiquement se boire un petit verre. Il habitait dans la rue. Je l'avais aidé deux trois fois à remonter ses courses chez lui. J'ai appris il y a quelques années qu'il était mort depuis. Souvent quand je passe devant le bar, c'est à lui que je pense, en me disant pour pas tomber dans le pathos :"Big Up à toi Gégé ! Content de t'avoir connu !". Et puis je passe à autre chose.
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Et le principe des souvenirs, c'est qu'ils peuvent n'avoir aucun lien... J'ai des potes qui se disent "saumonistes". Si si, sans déconner ! Le principe, c'est d'être un mec à contre-courant. Alors ça m'a fait marrer de trouver des pochoirs de poissons à l'entrée de la rue. D'autant que d'une certaine manière, c'est ce que je m'apprêtais à faire, remonter la rue, remonter le temps et les souvenirs, et être faussement à contre-courant en faisant des photos de street art. Coïncidence à la con ! Et j'ai continué ma balade nocturne !
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A peine j'avais fait 10 mètres de plus qu'un "dirty" m'est apparu. Visiblement, le mec se balade plus que moi dans le quartier (http://funckycity.blogspot.com/2011/12/dirty-kidz_02.html) !
Trois mètres à côté j'ai perdu mon portefeuille il y a quelques années. Je m'étais assis sur les barres en métal qui servent de parking pour scooters. Juste le temps de passer un coup de téléphone. Je n'avais aucune envie que tout le bar m'entende. Bien mal m'en a pris. Quand je suis retourné derrière le comptoir, mon portefeuille était déjà tombé de ma poche. Et j'ai mis un bon quart d'heure à m'en rendre compte. Trop tard, évidemment ! Je n'ai rien retrouvé sur place. Mais à la limite, perdre un portefeuille on s'en fout. La vrai galère, c'est la suite... Quand tu dois affronter l'administration française pour faire refaire tous tes papiers ! Et depuis, j'ai un réflexe à la con chaque fois que je passe dans la rue, immédiatement tchecker que mon portefeuille est dans ma poche, traumatisé de l'administration que je suis ! Ridicule, mais vrai !
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Juste à côté, un terrain de boule, fermé et réservé aux membres seulement. Attention, ça rigole pas la pétanque ! Faudrait pas non plus qu'un sale gosse aille détériorer la qualité du terrain ! Bref, je n'ai jamais pu y rentrer, d'où une certaine admiration pour celui qui est venu s'amuser sur le mur qui se trouve face aux joueurs !
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Et puis les clins d'oeil s'enchaînent. Un tag un peu crado "1984", marrant quand on est né en 1984. C'est vrai sinon, aucune importance ! 
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Un peu plus loin, un "Joker", pas au goût de tout le monde visiblement. Re-clin d'oeil ! Quand j'ai commencé à taguer (sur papier, parce que je suis un faux), il y a une dizaine d'années, c'était mon blaz. Alors je sais jamais comment le prendre quand je vois qu'un autre mec a eu la même idée. Mais généralement ça me gave !
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Du coup, la pulsion a été plus forte. Je me suis marré et je suis allé de mon tag légal (parce que j'ai toujours été une baltringue !), à coup de doigt propre sur vitre sale !
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Faut bien faire un peu de promo quand même ! Et puis j'ai continué vers le terrain de basket, collé à une église dont le mur est généralement recouvert de tags, grafs, pochoirs... Mais comme c'est le mur d'une église (enfin, j'imagine que c'est la raison, en fait j'en sais rien...), il est régulièrement repeint ! Snif ! Pas de photo street aujourd'hui ! Heureusement juste en face, d'autres ont repris le flambeau, et redonné un peu de vie à un mur qui était bien mort !
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Encore plus loin, un square, un banc, une discussion avec une fille. Pas n'importe quelle discussion. Pas n'importe quelle fille. Bref, passons !
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Et lorsque l'on continue dans la rue, on découvre d'autres artisteries ! 
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Hello "funny Benny" ! Au collège, je dessinais sur les tables un personnage avec un sourire de 4 bornes un peu comme celui là. A la différence que le mien était plus démoniaque. Mais celui là a le mérite d'être là ! Et puis j'aime bien son côté enfantin !
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Ouais définitivement, comme cette céramique "jonnystyle", j'aime Paris. Tout simplement parce que c'est l'essentiel de mes souvenirs !
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Comme celui de cette soirée concert à l'occasion du lancement de l'album Haut parleur 2010's. Une soirée au cours de laquelle l'un des participants n'a pas oublié de laisser sa trace dans la street ! Une street qui, pour moi, aura à jamais un truc en plus !

Découvrez les vidéos tournées pour le lancement de l'album "Haut-parleur 2010"


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