mercredi 7 décembre 2011

D'un schlag à l'autre !

 

"Aaaah putain, ma tête...!" . C'est à quelque chose près ce que je me suis dit le jour où, il y a environ six ou sept ans de ça, je me suis réveillé dans les escaliers de la station Arsenal. Je confonds les soirées de cette époque et je sais plus à quelle occasion j'avais senti le besoin de mettre minable. Mais j'avais dû finir particulièrement frais pour préférer me caler dans des escaliers le temps de cuver plutôt que de rentrer chez moi. Et j'habite à moins d'un quart d'heure à pieds ! Inutile de dire que je suis pas fier de cette histoire ! Mais dans le pathétique, au moins j'avais fait original, j'avais choisi une station abandonnée !
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Alors évidemment qui dit station abandonnée, dit interdite au public. La station ne sert plus aujourd'hui qu'à former des chauffeurs de la RATP. Dommage ! Ça m'aurait fait marrer de voir à quoi ça ressemblait à l'intérieur ! La curiosité avait pris le pas sur le mal de crâne ! Du coup j'avais joué deux secondes au mec qui a peur de rien, j'avais essayé d'ouvrir la porte ! Tocard ! 
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Evidemment c'était fermé ! Et toute cette histoire pitoyable aurait dû rester lettre morte !
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Mais alors que je passais pas loin de feu le château Albat'Art à République, je suis tombé par hasard sur la station Saint-Martin. Une autre station abandonnée ! Une parmi les quatorze fermées au public ! 
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Alors à premier abord, on peut finalement ne pas avoir si envie que ça de savoir ce qui s'y passe ! Les quelques messages laissés sur les murs calment un peu. Je décrypte sur un mur un :"Madame, monsieur, les travilleurs socialent sont voleur les pauvre" et un :"La directrice elle est salop". La bonne ambiance quoi !
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Et puis finalement, un peu par hasard, je me retrouve à discuter avec plusieurs personnes du centre. Et de fil en aiguille ils me proposent une visite guidée des locaux. Les mecs m'expliquent leur boulot, les petits déjeuners, les douches, les systèmes de ticket, l'infirmerie, l'aide à la réinsertion, le manque de moyen, et leurs convictions ! 
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Et puis ils m'expliquent que régulièrement ils doivent gérer des oufs qui débarquent. Aujourd'hui un mec croyait qu'on lui avait volé son sac dans le centre. Du coup, il a déversé les poubelles par terre, à balancé des tessons de bouteille et s'est à moitié étranglé. Et évidemment, ils ne sont pas forcément à même de gérer ce genre d'épisodes. Mais ils le font ! En croyant à leurs idées et à leur boulot ! 
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 Ils sont seulement cinq salariés et quelques bénévoles là-dedans ! Et honnêtement, je suis ressorti de là, me demandant un peu ce que je branlais de ma vie ! Alors voilà y'a pas grand chose à dire de plus que : "Respect ! Messieurs ! Sincèrement !"

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