Parfois, les choses ne tiennent pas à grand chose. J'ai dû passer 200 fois devant cette grille de cour d'immeuble sans remarquer quoi que ce soit. Et là ! Le choc ! Des Shadoks ! Caché derrière un passage limite crado sous le porche d'un immeuble qui ne paye pas de mine, je n'ai rien vu pendant des années...
Dans ces cas, on essaye vite de trouver un arrangement avec son cerveau... Du type :"C'est tellement discret depuis la rue, que finir par le voir, c'est être chanceux". Mais ce coup-ci, et pourtant j'ai essayé, je me suis juste dit :"Noooooon, mais t'es pas sérieux là ! Ouvre tes yeux gamin !"
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De la rue, on peut apercevoir, cachés derrière quelques plantes vertes, ces deux Shadoks. Pas évident au premier coup d'oeil, mais c'est ce qui m'a fait rentrer !
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Les choses sont claires ! Il y a de l'histoire des Shadoks dans l'air... De ce que m'ont dit les gens que j'ai croisé, Jacques Rouxel, le créateur des fameux Shadoks a vécu ici. C'est donc ici qu'ont été imaginés ces oiseaux bêtes et méchants, ces animaux mythiques aux quatre mots de vocabulaire, Ga, Bu, Zo et Meu ! Une représentation des Français, à ce qu'il paraît !
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Alors on fait le tour de la cour. On y croise quelques rares hommages à l'homme disparu en 2004. On s'assoit quelques minutes sur un des nombreux bancs. Mais on ne s'attarde pas non plus. Parce que malgré le calme, on n'est pas dans le musée des Shadoks. Du coup, on a vite fait le tour de ce qu'il y a à voir ! Un poil frustré au moment de partir, on croise un dernier dessin, un dernier proverbe.
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On se rappelle alors un autre proverbe Shadoks qui dit :"Il vaut mieux mobiliser son intelligence sur des conneries que mobiliser sa connerie sur des choses intelligentes". Et on se marre en se disant "Venir faire des photos ici. Ça relève de quoi finalement ?"
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