Au beau milieu d'un septième arrondissement mi branché mi coincé (surtout coincé), trône un ovni architectural. La baraque de Gainsbarre ! Au premier abord ça peut paraître un peu bordélique. Mais ça vaut le coup de s'arrêter !
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Alors on s'approche. Et on voit que sur les murs chacun est allé librement de sa dédicace à l'homme à tête de chou. Sous forme de dessin, de pochoir, ou de simple citation, les passants rendent hommage à l'un des plus grands artistes de la chanson française. Soyons honnêtes, certains mots sont un peu ridicules ! D'autres trop repassés pour être lisibles. Mais dans le tas, quelques uns sortent du lot !
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On retrouve entre autres, un dessin de Joann Sfar, dessinateur de BD, reconverti en réalisateur le temps d'un film hommage sur Gainsbourg ! Pas idiot Joann, il a fait son dessin bien haut sur le mur, histoire que personne ne le repasse ! Ou presque...!
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Mais ce qui m'a frappé ce sont les gens. A croire que ça fait partie de la promenade dominicale standard du quartier ! Du coup, on pourrait se dire que venir en semaine pour profiter en exclusivité du lieu serait une meilleure idée. Pas sûr ! L'étude casociologique du dimanche est marrante ! C'est assez folklorique d'entendre Jean-Edouard (pardon aux Jean-Edouard...) expliquer à son mouflet habillé tout chicos, ce qu'il sait de la maison. Et le gosse curieux :"Pourquoi les gens ils écrivent sur sa maison ? Il devait pas vouloir ?". Et le père :"Euhh..." Ouais, ben j'aurai pas mieux répondu ! C'est vrai ça ? Charlotte, elle en pense quoi de tout ça ?
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Elle a récupéré la maison à la mort de son père, et a décidé de la conserver en l'état. Mais pour ce qui est de la façade... Je crois qu'elle pourrait ne pas vouloir ce joyeux bordel, que ça n'y changerait pas grand chose. En poussant la grille de sa porte d'entrée, elle continuera d'y lire des "Sea, sex and Sun" et autres "Melody Nelson" !
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Parce que la plupart de ceux qui laissent un mot sont de vrais fans. Et que ce genre de toxicos, rien ne les arrête ! Mais c'est aussi grâce à ces fans que la légende perdure ! Et grâce à eux que quand on passe par hasard à côté de cette maison, on comprend vite à qui elle a appartenu ! Alors on se remet à rêvasser et à se rappeler Gainsbourg, la musique évidemment, et puis le personnage aussi. Gainsbarre ! Les images gravées dans la mémoire collective, le fameux "I want to fuck you" à Whitney Houston, avec Drücker qui essaye de sauver le truc à l'antenne en inventant une traduction bidon, et l'autre d'en rajouter une couche d'un ton bien sale et bien imbibé d'alcool :"Non, non, j'ai dit que je voulais la baiser". Mythique ! Le billet de 500 francs aussi !
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Alors, on prend du recul une dernière fois, on s'imagine en train de poser une grosse fresque à la gloire de ce grand monsieur. On se rappelle qu'on ne sait pas faire autre chose que peindre une boule de Noël avec une bombe de peinture ! Et on s'en va, imprégné par le personnage, en mode "vieille canaille"...
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