jeudi 24 novembre 2011

Carli dans le métro !

 

Il y a des jours comme ça, où je regrette amèrement de ne plus avoir de scooter. 
Je l'aimais bien ma poubelle polluante... Enfoirés de f... ! 
Bref ! Retour à la case départ ! Retour aux emmerdes ! Le métro ! 
Mais pas n'importe lequel ! Le dernier ! Le métro qui te permet de rentrer chez toi... Ou pas ! 
Je partais de chez des potes, je m'étais laissé une mini-marge pour mon changement, mais je traçais quand même. J'arrive à la station. Le genre de station qui rend fou, où avant d'arriver sur le quai, tu t'es tapé trois fois le tour du quartier en souterrain. Ma mini-marge saute ! Mais je me crois plus fort que le temps et le démon de Yohann Diniz s'empare de mon corps ! Alors je retrace, persuadé de réussir à rattraper le retard !
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J'arrive essoufflé sur le quai ! Coup de chance, le métro arrive directement. Je m'installe sur un strapontin au vomi de cracké ! Je change de siège ! Je rencontre Jean-Louis et Michel, les deux rescapés des comptoirs qui ont tenu jusqu'à cette heure. Et puis il y a ce mec sur les strapontins en face qui veut absolument m'impressionner. Moi, et tout son wagon de fans imaginaires. C'est le mec qui bouge la tête comme un possédé pour montrer que c'est un zicos. Ou qu'il aimerait en être un plutôt... Et puis à cette heure, on fait vite le tour de ses contemporains. Alors, je finis par avoir le regard qui tombe sur le poème de la RATP du moment. Et merde ! Je cherche vaguement la profondeur de la pensée philosophique de l'écrivain dont je n'ai jamais entendu parler. Et je laisse tomber. Il est trop tard pour ça ! 
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Je descends du métro, chaud pour affronter mon changement. Certes, pressé ! Mais pas non plus à faire des trucs comme l'angoissé de la descente qui s'est levé une station avant alors que le wagon est vide. Par contre, une fois les portes ouvertes. Je redeviens con. Et je marche vite, croyant que les 20 secondes que je vais gagner vont tout changer. Je grimpe les escaliers ! Enchaîne avec un couloir. Un autre escalier. Un autre couloir. J'arrive à 00.42 sur le quai ! Non ! Pas les petits points pour le nombre de minutes ! La voix du haut parleur confirme mes craintes ! Il va falloir faire les 6 stations à pieds ! Aaarrrrgghh !!! 
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Un dernier coup d'oeil, absurde, vers la station d'avant. Comme si le mec du haut-parleur me faisait une sale blague ! Je maudis les métros qui finissent trop tôt ! Et puis résigné, je rentre chez moi à pieds, fais les six stations sans broncher (ou presque), et arrivé au niveau de la station en bas de chez moi, je me rends compte qu'elle est toujours ouverte. Je me rappelle qu'il y a une plaque en bas dans la station. Dans un élan bizarre, je descends. Et deux ans après avoir emménagé, je lis ça !
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